Formation PME

CADRE D’ACTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES
ET QUALIFICATIONS TOUT AU LONG DE LA VIE
Rapport d’évaluation national


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Sources d’information



PRIORITE 1: IDENTIFIER ET ANTICIPER LES COMPETENCES ET QUALIFICATIONS REQUISES

1. Au niveau national

Cette question a été largement débattue lors de la conférence nationale pour l’emploi d’octobre 2003. Les accords conclus entre les partenaires sociaux et le gouvernement fédéral à cette occasion concernent notamment l’augmentation des professions caractérisées par une pénurie de main d’œuvre. Le renforcement des efforts en termes de formation devrait permettre d’offrir à 10.000 personnes en 2004 une formation adéquate, et de fournir aux jeunes les incitants financiers leur permettant de suivre ces cours.

2. Au niveau sectoriel

Lors de la conférence nationale pour l’emploi, il a été demandé aux secteurs, en lien avec les services de placement et prenant en compte la situation propre à chaque marché du travail, de suivre et d’anticiper l’évolution des professions et des compétences afin d’augmenter les efforts en termes de formation spécifique à certaines fonctions sensibles. Concrètement, l’identification et l’anticipation des besoins associent souvent sur le terrain les fonds et/ou centres sectoriels de formation ainsi que les opérateurs publics de formation afin d’assurer une adéquation entre l’offre des services de formation et les besoins du secteur. Les centres de compétence impliquant les partenaires jouent également un rôle important en la matière.

Les différents secteurs négocient actuellement des conventions collectives de travail pour solutionner ces problèmes prioritaires aussi rapidement que possible. Il faut rappeler que des initiatives avaient déjà été prises durant la période considérée. Il ressort des rapports déposés en mars 2004 par les secteurs, qu’en 2003, 44.946 formations sectorielles concernaient une fonction critique. Ces données sont en cours de mise à jour.

A titre d’exemple, nous nous référons aux initiatives suivantes, reprises par secteur, parmi les initiatives ciblant directement l’identification et l’anticipation des besoins en termes de compétences et de qualifications :

3. Au niveau des entreprises

Dans certains cas, le secteur et les entreprises travaillent en étroite collaboration afin de définir les objectifs et les ressources à déployer pour la formation du travailleur. Par exemple, certaines conventions collectives de travail constituent des provisions afin de permettre aux entreprises d’élaborer un plan de formation.

Cependant, ces plans sont généralement discutés et élaborés dans le cadre d’un accord entre l’employeur et la délégation syndicale (souvent lors des conseils d’entreprise).

Dans certains cas, l’approbation du plan de formation par les partenaires sociaux au niveau sectoriel est requise. La formation peut alors être assurée par les fonds de formation ou par le centre de formation sectoriel. Le lien existant entre les entreprises et le secteur, notamment pour l’élaboration de plans de formation, permet aux entreprises de faire connaître leurs besoins et d’influencer l’offre du service de formation afin de prendre en considération la réalité du terrain.



PRIORITE 2: RECONNAITRE ET VALIDER LES COMPETENCES ET QUALIFICATIONS

1. Au niveau national

L’accord de coopération du 24 juillet 2003 relatif à la validation des compétences dans le domaine de la formation professionnelle continue, conclu entre la Communauté française, la Région wallonne et la Commission de la Communauté française, ainsi que le décret flamand du 20 avril 2004 ont défini le cadre légal nécessaire à la mise en œuvre du processus de validation.

2. Au niveau sectoriel

Les secteurs ont été encouragés à valider les formations via des systèmes de certification sectorielle ou de « passeports de formation professionnelle ». Les partenaires sociaux prennent part à ce travail qui devrait se concrétiser prochainement par la réalisation des premières listes de métiers prioritaires à la fois au nord et au sud du pays.



PRIORITE 3: INFORMER, ACCOMPAGNER ET ORIENTER

La méthode utilisée varie d’un secteur à l’autre. L’information peut prendre la forme de brochures et de rapports, ou peut être délivrée via un site web ou des campagnes d’information ciblées. Cela implique généralement les secteurs, les centres et fonds de formation, les centres de compétence ou les services de placement régionaux.



PRIORITE 4: MOBILISER LES RESSOURCES

1. Au niveau national

Les engagements pris lors des derniers accords inter-professionnels et confirmés lors de la conférence nationale pour l’emploi d’octobre 2003 devraient permettre la concrétisation d’un effort global de formation, par les entreprises, équivalant à 1,9 % de la masse salariale d’ici fin 2004. Cet engagement doit être réalisé tout en maintenant l’effort spécifique de 0,10 % destiné à l’emploi et/ou à la formation de personnes appartenant à des groupes à risque.

L’évaluation des ressources affectées à la formation sera affinée grâce à la définition d’un nouvel indicateur regroupant principalement les données issues du bilan social, de l’enquête sur les forces de travail et du rapport sur les activités des secteurs (suivi de la recommandation n°16 de la CNT)1.

La conférence nationale pour l’emploi a défini les nouveaux objectifs en termes quantitatifs. Les partenaires sociaux se sont engagés à ce qu’un travailleur sur deux suive une formation d’ici 2010. Toutes les personnes concernées veilleront à ce que, chaque année, 60.000 travailleurs supplémentaires soient impliqués dans une action de formation. D’importantes démarches sont actuellement mises en œuvre en vue de réaliser ces objectifs.

Enfin, au niveau régional, le service de l’emploi wallon développe depuis 1998 un réseau de centres de compétence. Ces centres sont axés sur les activités d’un secteur spécifique et sont donc généralement installés à proximité des entreprises apparentées. Ils dispensent des formations en se basant sur les technologies les plus avancées dans le secteur et collaborent avec tous les acteurs concernés : le service de l’emploi, les organisations sectorielles, l’enseignement. Dans un certain nombre de secteurs, les universités et les centres de recherche sont également associés. Les centres de compétence dispensent des formations tant aux chefs d’entreprise du secteur qu’aux demandeurs d’emploi et aux écoles. Ils réussissent de cette façon à faire correspondre l’offre de formation aux besoins du marché du travail. Ces centres jouent également un rôle important dans la problématique des fonctions critiques. Ils peuvent donner des informations sur le secteur et ils assurent auprès de leur public cible la promotion des emplois liés aux nouvelles technologies. Les centres sont réunis par le service de l’emploi au sein d’un réseau. Des centres de compétence sont également organisés en Flandre, au niveau du VDAB (centre de formation public) et en lien étroit avec les partenaires sociaux du secteur.

De manière générale, ces centres permettent une mise en commun des ressources par les différents acteurs en vue d’anticiper, de suivre et de rencontrer les besoins de formation des entreprises dans les différents secteurs.

Les ressources utilisées par ces structures peuvent être constituées, par exemple, à partir de contributions supplémentaires (ou d’une augmentation de contributions existantes) destinées au financement de nouvelles initiatives de formation professionnelle via le fonds social ou le fonds de formation sectoriel, en déterminant un certain pourcentage d’heures de travail à consacrer aux programmes de formation professionnelle ou en élaborant des programmes d’emploi et de formation concrets destinés à certains groupes cibles.

Sur les 60 secteurs ayant déposé un rapport en 2004, 43 secteurs ont développé une offre de formation en faveur des travailleurs, 31 dans le cadre de l’enseignement, 30 en faveur des demandeurs d’emploi et 27 à l’intention des employeurs.

Sur cette base, les secteurs ont formé, en 2003, 254.208 travailleurs (avec 19 heures de formation en moyenne), 11.314 demandeurs d’emploi (381 heures en moyenne), 6.022 élèves inscrits dans un dispositif de formation en alternance et 32.947 élèves de l’enseignement secondaire de plein exercice. Il y a lieu de noter que 44.946 formations sur l’ensemble concernaient une fonction critique.

Parmi les nombreuses initiatives développées au niveau des secteurs, il est intéressant de mentionner, à titre d’exemple, les systèmes suivants :

La durée de ce parrainage en vue d'une formation varie de un à six mois. Trois mille parrains ont ainsi consacré en moyenne deux heures par jour à accompagner les jeunes débutant dans ce secteur. Parallèlement, les ressources du fonds de formation ont été consacrées à divers types d'actions de formation.

  1. 350 contrats de parrainage ont été conclus entre le fonds sectoriel et des entreprises affiliées ; l'accompagnement en entreprise est complété par des formations de 1 ou 2 semaines dans un centre de formation.
  2. Organisation et financement de formations en alternance rémunérées (2 ans) pour les jeunes de 16 à 25 ans (1.400 contrats par an) ; ceci est cofinancé par l'entreprise concernée et le fonds sectoriel.
  3. Formations de haut niveau organisées par le fonds sectoriel dans un centre agréé par ce dernier et en concertation avec les entreprises (17.000 bénéficiaires en 2003).
  4. Collaboration étroite avec les écoles professionnelles et techniques via des accords de partenariat.
  5. Versement de primes aux demandeurs d'emplois ainsi qu'aux centres de formation en cas de recyclage dans un métier de la construction.

L'ensemble de ces actions représente plus ou moins 2,2 % de la masse salariale du secteur ; ce pourcentage n'inclut pas l'ensemble des actions menées par les entreprises individuelles.

2. Au niveau de l’entreprise

Les entreprises agissent directement sur la mobilisation des ressources (paiement des contributions, affectation du temps de travail, etc.). Il est à rappeler que les conventions collectives de travail conclues au niveau de l’entreprise peuvent définir un accord sectoriel et, en l’absence d’une convention collective de travail sectorielle, décider d’affecter les provisions spécifiées au niveau intersectoriel (notamment concernant l’obligation liée aux groupes à risque).

On relèvera, au titre de bonnes pratiques en entreprise, ce qui suit :

1Une première évaluation a été réalisée entre les partenaires sociaux et le Gouvernement concernant le suivi de cette recommandation en juin 2004. Une soixantaine de rapports ont été ainsi établis couvrant près de 75 % des salariés, illustrant par là l’implication des partenaires sociaux dans une dynamique nouvelle. Le nouveau rapport est attendu dans les prochains mois, les négociations étant toujours en cours au niveau des secteurs.s
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